L’histoire de la musique arabe

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flutiste arabe

La musique arabe expliquée

Danser la danse orientale, c’est aussi développer une curiosité pour la musique arabe.  Nous vous invitons à découvrir les grands noms qui ont œuvré pour l’enrichissement et la préservation de ce patrimoine exceptionnel.
Les musiques arabes ont été codifiées par quelques grands théoriciens. Ils fixèrent une série de schémas sur lesquels toute mélodie doit se fonder. Chacun d’entre eux s’appelle un maquam et détermine une échelle ou un ensemble de notes de base qui forment le squelette de la composition.L’improvisation s’appelle le ragsum, lorsqu’elle est instrumental, ou le layali lorsqu’elle est vocale. Les pays musulmans possèdent une importante tradition de musiques savantes, que l’on étudie avec un maître.C’est lui qui apprend à ses disciples le système de maquamet ( pluriel de maquam ), les rythmes, les possibilités d’improvisations et les nombreuses formes existantes.
Les musiciens peuvent, par exemple jouer des suites appelées noubas en Afrique du nord, construites un peu comme une symphonie en Occident, c’est a dire enchaînant des mouvements différents, mais allant toujours en accélérant le rythme. A la base de ces suites, on trouve diverses formes de poèmes. Pour les faire vivre, le chanteur travaille les ornementations; il joue avec la musicalité des mots mais il y ajoute également un certain nombres de techniques vocales qui sont comme autant de broderies permettant d’en accroître l’émotion. Parallèlement à ses musiques classiques, les habitants des villes et des campagnes ont aussi développés des styles populaires. Les instruments y sont plus souvent présents, mais la voix reste essentielle comme l’ont prouver de nombreux artistes qui ont su faire le lien entre tradition classique et musique populaire.

Historique de la musique arabe

La musique arabe est un ensemble de musiques orientales issues d’une vaste zone géographique qui s’étendent de l’Asie centrale à l’Atlantique.Ces musiques assimilées à une même famille musicale ayant évoluées dans les foyers culturels du Proche – Orient et du Moyen – Orient et souvent des contextes différents. En dépit de leur multiples apparences, ces musiques qui dérivent essentiellement de la tradition orale, présentent des caractéristiques communes, surtout l’étude de la musique savante.A partir du  9ème siècle la théorie musicale se développe très influencée par la pensée grecque: des ouvrages d’Aristophane de Pythagore et de Ptolémée sont traduit en arabe. Les modes sont illustrés en termes semblables au système parfait des grecs avec division d’une échelle heptatonique de deux octaves. La musique arabe peut faire appel a une multitude de rythmes, binaires ou boiteux, basés sur des codes précis juxtaposant des temps denses, dum; et des temps clairs, tak. Les temps denses servent de support métrique à la mélodie : des périodes d’égale durée sont marquées par des frappes ou des battements alternatifs, symétriques ou asymétriques , sourds ou clairs. L’asymétrie rythmique est un des caractères de la musique musulmane.
Durant l’époque préislamique ( jusqu’en 622 ap. J.-C. ), la musique adopte un style vocal avec accompagnements d’instruments, ûd ( luth) et nay ( flûte ). Durant , la période de développement ( de 622 à la prise de Bagdad par les Mongols en 1258 et à celle de Constantinople par les Turcs en 1453 ) les populations arabes découvrent d’autres cultures. Les influences helléniques et persanes conduisent a l’éclosion d’une musique trés élaboré de luth de Bagdad ou dans les églises d’Orient. C’est la base de la musique que l’on écoute actuellement dans les pays du Maghreb.

Le 19ème siècle verra un renouveau musical qui se poursuivra au 20 éme siécle. La musique traditionnelle se maintient sous la forme de maquâm accompagnée par un quatuor composée d’une cithare – psaltérion d’un vièle d’un tambour – calice et d’un tambour de basque. La renaissance littéraire et musical ( nahda ) est trés vive en Egypte au début du 20 siècle. Malgré une diversité évidente de cultures, l’influence de l’islam sur un vaste territoire a engendré deux identités musicales : une première islamique et unitaire, une deuxième arabe et plus diversifiée. On distingue ici trois grandes cultures musicales : arabe, turque et iranienne la première étant la plus répandue, tout en présentant des variations locales alors que les cultures turques et iraniennes ont par exemple des caractéristiques musicales qui leur sont propres.

Exemple d’un musicien connu : ZYRIAB

Musicien extraordinaire, il va explorer et tenter d’assimiler les musique du Nord. Les romanceros profanes, les musique religieuses chrétiennes comme le chant grégorien qu’il transposera dans le malouf. Grâce à sa prodigieuse mémoire, c’est pas lui que des milliers de chansons orientales entrèrent en Andalousie.

Musique Arabo-Andalouse

Cet ouvrage conviendra tout autant aux lecteurs qui souhaitent découvrir la musique arabo-andalouse qu’aux connaisseurs qui y trouveront des éléments de réflexion. La présentation de Christian Poché possède l’avantage de ne pas mélanger faits historiques et légendes. On appréciera également le CD contenant des enregistrements rares et permettant de se rendre compte de la manière dont pouvaient sonner ces répertoires au début du vingtième siècle.

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